Etang de pêche bientôt à vendre : le Comité réagit

Nous regrettons profondément que la Commune d’Uccle ait décidé de vendre cet espace.

S’il est vrai que le nombre de pêcheurs est relativement faible, il n’en demeure pas moins vrai qu’il ne s’agit pas de la seule activité existante sur ce site : pendant les vacances scolaires, à l’initiative du service parascolaire d’Uccle, de nombreux jeunes fréquentent les lieux; et toute l’année, le pavillon abrite les réunions et activités du club d’aquarophilie Véliféra. Ces éléments ne sont même pas mentionnés dans la délibération communale du 27 novembre 2008.

En outre, l’espace de parking à front de rue, soit 10 emplacements, est largement partagé par des visiteurs du site, des habitants du quartier qui ne disposent d’aucune alternative de parking dans la rue, et des personnes qui participent aux activités de loisirs organisées par l’asbl La Gaumette. Nous rappelons que cet espace a été aménagé avec le concours très concret (matériel et humain) des habitants et associations du quartier. Quelle solution compte apporter la commune à la privatisation de cet espace ?

Considérant l’affectation de cet espace tel qu’elle apparaît dans le PPAS 46 bis, le Comité de quartier, conscient des intentions communales début 2008, avait répondu à l’IBGE à un appel à projet dans le cadre de l’opération « quartiers durables ». Beaucoup d’habitants du quartier ont clairement signifié leur souhait d’adhérer et de participer activement à cette initiative avec le concours d’autres associations locales, uccloises (ACQU) et même bruxelloises. La commune d’Uccle elle-même par l’entremise de son échevin Monsieur COOLS était partenaire potentielle du projet. Celui-ci envisageait l’ouverture du site à un public plus large, moyennant le développement d’activités associatives et culturelles respectueuses du site et des prescriptions du PPAS 46 bis et s’inscrivant dans le développement durable.

Nous regrettons que la commune d’Uccle préfère vendre et donc privatiser cet espace alors que le site offre un potentiel réel de développement d’activités qui auraient enrichi la vie sociale et communautaire uccloise.

Nous craignons fortement que la privatisation de cet espace n’entraîne une pression très forte sur les pouvoirs publics pour modifier les prescriptions urbanistiques en vigueur et rentabiliser par des constructions ou des activités plus productives une acquisition a priori onéreuse. Ce risque nous semble réel ; l’expérience le démontre.

En conséquence, nous marquons notre ferme opposition à la réalisation de cette vente. Nous restons disposés à envisager toute autre solution qui permettrait de maintenir ce site accessible à un large public, quitte à ce que son entretien ne relève plus des services communaux. D’autres partenariats peuvent être recherchés, comme c’est le cas pour d’autres biens (IBGE, asbl de protection de la nature,…).