Le « Plan logement » en direct sur Internet

Article du journal Le Soir du 20 novembre 2007 (p.12)

Françoise Dupuis et son « plan logement » à l’épreuve du quasiment direct sur internet

Il est beau, il est tout neuf. Ce lundi, la secrétaire d’Etat au logement a lancé « le site d’information en continu du Plan Logement Bruxelles-Capitale ». Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, ce plan, c’est le bébé, le dada de Françoise Dupuis (PS). Construire 5.000 logements publics d’ici la fin de la législature en 2009. Un outil de lutte contre la crise du logement. Pas évident : démarrage difficile, bisbrouilles politiques, des riverains parfois rétifs et des recours juridiques « en veux-tu, en voilà ». Pas de quoi faire changer la socialiste de cap, elle qui tient à ses 5.000 logements « mis en chantier ». Et pour montrer que ça avance, rien de tel qu’un site internet. « Ce site riche, complet et évolutif doit permettre aux Bruxellois et à tous ceux qui le désirent de suivre l’évolution des différents projets », explique-t-on au cabinet Dupuis. Une réussite : informatif, fonctionnel et léché. Une carte permet d’embrasser du regard les divers projets en cours. Du stade « procédure en cours » à celui, plus prometteur, de « en chantier ». Codes couleur à l’appui. Vingt-sept projets au total. Pour, petit exercice de calcul mental, quelque 2.256 logements. « Plus d’un an de travail, pour un site sexy, informatif et accessible, se félicite-t-on au cabinet. Dont le contenu est amené à évoluer, quasiment en direct. »

Tiens, tiens… Le dossier du Moensberg, à Uccle, il en est où ? Décembre 2006 : octroi du permis d’urbanisme pour 103logements.Exact. Mais incomplet : le dernier acte remonte à juin 2007, quand le Conseil d’Etat suspend le permis suite à un recours de riverains. Pas cassé, mais suspendu quand même. En d’autres mots : à l’arrêt, et pour un bout de temps. Le quasi-direct en prend un coup. « On ne peut pas tout mettre, se défend-on. Il n’y a pas de malice de notre part. » Serions-nous trop tatillons ? En milieu d’après-midi, le fusil est visiblement passé d’une épaule à l’autre. Le dossier n’a pas changé de couleur (rouge « permis accordé »). Mais les détails, bien : « permis suspendu, recours au Conseil d’Etat ». Court, mais exact. « Notre oubli a été rectifié. » Et la première promesse a été tenue : le contenu est évolutif. C’est beau, l’interactivité.

■ BENOÎT MATHIEU

www.planlogement.be