Menace sur l’étang de pêche communal ?

Extrait de l’article du journal Le Soir du 18 janvier 2008 (p.8)

Uccle / Le budget 2008 voté ce jeudi
Les finances repassent au rouge

Après une année la tête hors de l’eau, les finances uccloises repartent en apnée. Le budget 2007 modifié dégageait un boni de 700.490 euros. 2008 renoue avec le rouge : 104,74 millions de recettes contre 106,17 millions de dépenses. La soustraction est intraitable : 1,43 million de déficit, ramenant le bas de laine à 4,3 millions d’euros.

Voilà donc un échevin des Finances un peu dépité, d’autant plus que Boris Dilliès (MR) nourrissait l’espoir de faire voter le budget en décembre. Raté, même si c’est de peu : le cru 2008 a été approuvé ce jeudi au conseil, majorité contre opposition. « Par principe », souligne la tête de file CDH, Stéphane de Lobkowicz. « Le déficit est moins important qu’en 2003, 2004 et 2005, tempère Boris Dilliès. C’est un bon budget, de rigueur et de maintien. » Traduit par « Lobko », cela donne : « Ni initiative, ni catastrophe : retour du déficit et gestion pépère. » Pour expliquer le trou, l’échevin cite la hausse des charges imposées aux communes ou les retards de perception du précompte immobilier (plus de 6 millions !).

Avant de pointer « les cacahuètes » reçues par la Région, dans le cadre des aides destinées à améliorer la situation budgétaire des communes. « Uccle reçoit 260.000 euros quand des entités moins peuplées bénéficient de plus de 3 millions ! C’est le traditionnel refrain : Uccle est censée être riche, ce qui en fait le parent pauvre des dotations. » Déficit oblige, le programme extraordinaire est revu à la baisse de plus de 6 millions et se chiffre à 19 millions. « Nous n’avons plus inscrit que ce que nous étions absolument certains de réaliser. » Tant pis pour les avenues Montana et du Vert Chasseur, qui devront attendre pour être rénovées. La bonne nouvelle est pour la déchetterie, qui sera informatisée. « Citez-moi une autre commune avec autant de services et des taxes aussi basses », conclut Dilliès. Qui entrevoit quand même la chasse au superflu pour sortir de l’ornière budgétaire. Exemple ? L’étang de pêche.

■ BENOÎT MATHIEU